07.05.2008

Partielle nissarde

424104810.jpgEn juin 2007, 14 candidats s'étaient affrontés lors des législatives nationales sur la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes. 11 mois plus tard, en mai 2008, ils ne sont plus que 6. Il faut dire que les élections partielles ne rentrent pas en ligne de compte du financement des partis politiques. Toutes les formations qui n'ont d'autre objet que de profiter de la manne publique ne s'y précipitent donc pas.

Ne restent donc en lice, cette année, face au boulimique Christian Estrosi - président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, Maire de Nice et président d'agglomération - pressé de retrouver un siège à Paris, que le PS, le PC, le FN, le MEI (les écologistes indépendants) et Nissa Rebela.

Comme en 2007, c'est Pierre-Antoine Plaquevent qui défendra les couleurs identitaires, suppléé par Philippe Vardon.

L'an dernier, Pierre-Antoine avait obtenu dans cette circonscription qui couvre une grande partie du haut-pays niçois (les vallées du Var, de la Tinée et de la Vésubie notamment) 2,2 %, soit 1195 voix.

Gageons que la participation sera faible le dimanche 18 mai et qu'il sera difficile de progresser en voix. En revanche, si le travail de terrain paie, le tandem Plaquevent-Vardon pourrait atteindre les 4%, ce qui confirmerait les tendances de l'élection municipale.

29.04.2008

Pour le fait régional et l'idée européenne

Entretien avec Jacques Cordonnier,
nouveau président d’Alsace d’Abord

Alsace d’Abord a souvent été à la pointe du combat identitaire et régionaliste. En 2009, le mouvement régionaliste fêtera même ses 20 années d’existence. « On n’a pas tous les jours 20 ans » dit la chanson. Pour Alsace d’Abord, cet anniversaire est donc l’occasion d’écrire une nouvelle page du régionalisme alsacien avec, à sa tête, un nouveau président : Jacques Cordonnier.
 
Européen pragmatique et régionaliste ambitieux, l’homme entend rassembler autour de lui celles et ceux qui souhaitent assumer clairement leur amour d’une identité alsacienne et contribuer au développement politique, économique, culturel et social de l’Alsace. Retour au politique pour Alsace d’Abord, retour à l’essence du régionalisme et volonté de faire de l’Alsace une région pionnière dans la quête de nouvelles libertés institutionnelles illustrent les propos d’un président à découvrir.

 

Jacques Cordonnier, le comité directeur d’Alsace d’Abord vient de vous confier la présidence du mouvement régionaliste. Vous succédez à son fondateur le plus connu, Robert Spieler. Mais vous étiez vous-même parmi ses fondateurs ?

 

C’est en 1989 qu’une douzaine de personnes, sous l’impulsion de Robert Spieler, ont décidé de créer un mouvement politique nouveau, atypique dans le paysage politique alsacien. Je faisais partie de ce groupe. Très rapidement, le nombre d’adhérents et de militants a augmenté. La plupart de ceux qui ont participé à la création d’Alsace d’Abord en sont encore membres aujourd’hui.

 

Lire la suite

21.03.2008

La gauche comme on l'aime

Une cérémonie strasbourgeoise traditionnelle, le Schwörbrief (la signature d'une lettre de serment), tel est le choix de Roland Ries, le nouveau maire socialiste de Strasbourg, pour son entrée en fonction demain samedi.

De 1334 à 1790, l’assemblée des bourgeois de Strasbourg se réunissait chaque début d'année devant la cathédrale. L'objet de ce rassemblement était la prestation d'un serment de fidélité liant les échevins à la Ville et à sa constitution. Sur une grande estrade décorée de tentures aux couleurs de la ville s’installait le conseil tandis que défilaient devant la tribune les corporations strasbourgeoises. À 10 heures était donnée lecture du Schwörbrief avant que les bourgeois n'y apposent leurs armes aux côtés d'un grand sceau représentant la Vierge à l’Enfant, protectrice de la ville.

Alors que se déroule l’exposition "Lettres de serment de la ville de Strasbourg" aux archives de la Communauté Urbaine de Strasbourg, le choix de Roland Ries de faire référence à cette cérémonie pour son installation est un geste fort et éminemment symbolique. L'essentiel des villes de France - d'Europe même - ayant connu l'exercice des libertés communales bien avant que le jacobinisme n'impose sa tutelle de plomb, le geste de Roland Ries pourrait inspirer beaucoup d'autres maires. En tout cas ceux désireux d'ancrer leur majorat dans le respect des réalités locales plutôt que dans l'obéissance aux idéologies partisanes.
 
À suivre. 

13.03.2008

Chapeau les Bretons !

Présentant pour la première fois des candidats aux élections locales, Adsav (prononcez "AdsaO"), le parti du peuple breton, a enregistré des résultats concluants. Ayant choisi de se présenter dans chacun des départements de la Bretagne historique, y compris dans le Pays de Retz, les représentants d'Adsav obtiennent de 2 à 6 %. Des scores d'autant plus significatifs qu'ils sont acquis dans des contextes différents : face aux seuls PS et UMP (canton de Briec-sur l'Odet : 5,21 %), en concurrence avec un candidat FN (canton d'Auray : 4,12 %) ou LCR (canton de Dol-de-Bretagne : 4 %).
 
À noter que l'UDB, mouvement de la gauche bretonne, pourtant implanté depuis longtemps dans le paysage électoral breton, ne présentait qu'une quinzaine de candidats autonomes. Des candidats qui obtiennent parfois des résultats à deux chiffres... à condition de bénéficier du soutien du PS.
 
Ce premier tour de chauffe électoral est donc un encouragement indéniable à la stratégie poursuivie par la direction d'Adsav et, qui sait, l'annonce du renouveau politique du mouvement breton.
 
Pour en savoir plus sur les candidatures d'Adsav

12.03.2008

Un choix courageux

1457279533.JPGLe FN, qui n'était en mesure de se maintenir que dans sept villes de plus de 30 000 habitants, doit composer avec la courageuse décision prise par François Dubout, sa tête de liste à Calais, de se retirer du second tour afin de favoriser la défaite du maire sortant communiste.

Avec 12.5 % des suffrages, François Dubout avait obtenu l'un des meilleurs résultats nationaux du FN, dans une ville où le parti lepéniste n'avait encore jamais été en mesure de présenter de liste.

Parti pour battre Jacky Hénin, l'archaïque édile stalinien de la cité portuaire, François Dubout a proposé sans succès la fusion à sa concurrente de droite. Déçu de l'attitude hostile de Mme Bouchart, il a néanmoins choisi de demeurer fidèle à son objectif, refusant de concourir par le maintien de sa candidature à laisser Calais sous la coupe du PC.

Un choix d'honneur et de conviction, malheureusement non partagé par la direction lepéniste qui a décidé la suspension du candidat de ses responsabilités.