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04.11.2007
Parlà la siéu lenga
"Mon grand plan maintenant, c'est de commencer l'éducation dès l'âge de trois ans, dès le jardin d'enfants, dans toute l'Europe. Et non pas à l'âge de 6 ans. Et d'avoir des ouvrages qui enseignent le respect mutuel aux tout petits, tous les ouvrages bilingues, arabo-français par exemple… Il n'y a aucune raison que là où il y a 50% d'arabes, les petits Français n'apprennent pas la langue du voisin. […] Je viens de présenter ce plan au ministère de l'Education Nationale, je dois vous dire que c'est bien parti."Ces propos, aussi terrifiants que savoureux ont été tenus l'an dernier par Tomi Ungerer, Ambassadeur pour l'enfance et l'éducation du Conseil de l'Europe, pour appuyer la création de classes bilingues franco-arabes "expérimentales" à l'initiative de l'incomparable Ministre de l'Égalité des chances qu'était Azouz Begag.
Ainsi, donc, pour l'ami Tommy, là où résident 50% d'Arabes* le petit Pierre devrait se mettre à parler la langue du petit Abdel. C'est une logique d'intégration assez intéressante que nous livre ici sahib Ungerer. Cette logique, nous l'avons déjà dénoncée avec force, cela s'appelle simplement l'intégration à l'envers. Il s'agit du même processus que les conversions de plus en plus fréquentes d'Européens et d'Européennes à l'Islam ou encore l'adoption du style racaille et de la sous culture rap–raï-r'n'b par de jeunes Gaulois(es). Mais voici que désormais ce phénomène se voit encouragé, et bientôt imposé à en croire les propos de l'Ambassadeur pour l'enfance et l'éducation du Conseil de l'Europe : "Il n'y a aucune raison que…" affirme-t-il. La discussion, pour ne pas parler d'éventuelle opposition, n'est pas envisageable par Tomi Ungerer.
Face à de tels propos, il est bon de se rappeler qu'avant l'éclatement des affrontements au Kosovo, les étudiants serbes étaient obligés de suivre la majorité des cours de l'université de Pristina en albanais ! Majoritaires numériquement, les envahisseurs avaient déjà imposé leur langue.
Face à de tels propos, il est bon de se rappeler qu'avant l'éclatement des affrontements au Kosovo, les étudiants serbes étaient obligés de suivre la majorité des cours de l'université de Pristina en albanais ! Majoritaires numériquement, les envahisseurs avaient déjà imposé leur langue.
Et l'Éducation dite "nationale" emboîte le pas docilement. Ce qui n'a rien d'étonnant pour qui connaît un peu le mammouth. La République après avoir interdit et combattu pendant près de deux siècles les langues, parlers et patois locaux ou régionaux, encourage ainsi les immigrés dans leur processus d'intégration en leur permettant de considérer le français comme une langue secondaire, ou au mieux placée à même enseigne que celle de leur pays d'origine. Après trois ou quatre générations sur notre sol, ils n'ont déjà jamais daigné adopter nos prénoms, désormais on ne les ennuiera même plus avec cette satanée langue.**
Pourtant, nous sommes nous aussi partisans d'un certain bilinguisme. Mais de celui qui nous permettrait de renouer avec notre héritage et non de l'offrir en pâture à nos colons.
"Pas de liberté sans identité, pas d'identité sans une langue" comme le chantait si justement le groupe Vae Victis. En effet la langue n'est pas qu'un simple outil de communication. Elle recèle en elle-même du sens. Par ses mots (y compris ceux qui n'existent pas dans telle ou telle langue), sa dynamique, son rythme, elle apprend beaucoup sur l'être au monde profond des peuples.
La langue est aussi ce qui nous relie, de façon quasi-charnelle à nos anciens, lu vieilh. Par sa pratique, nous gardons serré le lien qui nous réunit, à travers les âges. Nous nous rappelons d'eux, mieux encore, nous les rappelons à nous. Je n'oublierai jamais que mon arrière grand-mère ne parlait qu'un français très approximatif, ou que la première fois que j'ai entendu les aventures du Petit Prince de Saint-Ex', il s'appelait "lou pichin prince" et mon grand-père me les lisait en niçois. Chaque mot prononcé dans la langue de nos ancêtres (y compris quand celle-ci est tout simplement le français !), est un acte d'adhésion volontaire, une réaffirmation de notre attachement à notre sol et notre Histoire. Quelques expressions, un simple "Bonjour, ça va ?", et c'est la mémoire qui reste vive.
La langue est aussi ce qui nous relie, de façon quasi-charnelle à nos anciens, lu vieilh. Par sa pratique, nous gardons serré le lien qui nous réunit, à travers les âges. Nous nous rappelons d'eux, mieux encore, nous les rappelons à nous. Je n'oublierai jamais que mon arrière grand-mère ne parlait qu'un français très approximatif, ou que la première fois que j'ai entendu les aventures du Petit Prince de Saint-Ex', il s'appelait "lou pichin prince" et mon grand-père me les lisait en niçois. Chaque mot prononcé dans la langue de nos ancêtres (y compris quand celle-ci est tout simplement le français !), est un acte d'adhésion volontaire, une réaffirmation de notre attachement à notre sol et notre Histoire. Quelques expressions, un simple "Bonjour, ça va ?", et c'est la mémoire qui reste vive.
"Quand l'esprit se souvient, la flamme se maintient"
Les communes jouent un rôle primordial dans la gestion et le financement des écoles primaires. C'est à elles qu'appartiendrait la décision d'offrir aux enfants des heures d'initiation et de découverte de leur langue, histoire et culture locale et/ou régionale. Des postes d'intervenants extérieurs, officiant dans plusieurs établissements à la fois, pourraient ainsi être créés. Des postes nécessitant une formation enracinée - nous pourrions imaginer une licence de "culture et langue régionale" comme on en propose pour les langues étrangères - et favorisant aussi l'enracinement d'étudiants voulant se destiner à l'enseignement, mais sans vouloir risquer l'exil loin du sol natal imposé par la République aux jeunes professeurs. On imagine mal un enseignant de culture et langue bretonne en Lorraine… Les enfants recevraient ainsi tous un socle commun de connaissances et la liberté leur serait ensuite donnée de poursuivre cette découverte de leurs racines dans l'enseignement secondaire. Nous savons qu'il existe une véritable demande de la jeunesse, qui consciemment ou inconsciemment part à la recherche de son passé, de ses ancêtres. Dans l'Académie de Nice, ce sont chaque année plus de deux cent lycéens qui présentent l'épreuve de Nissart au baccalauréat. Une attente de la jeunesse, à laquelle l'Éducation Nationale n'a su répondre que par la suppression du nombre de postes alloués à la matière… D'autre part, de nombreuses études scientifiques tendent à démontrer que l'apprentissage de plusieurs langues accorde à l'enfant des facilités à en apprendre encore d'avantage ensuite (développant la partie de son cerveau concernée). Ainsi, si Pierre parle le français et le catalan, il n'en sera que plus à l'aise pour découvrir plus tard dans son cursus l'anglais ou toute autre langue étrangère.
Relevant des compétences du Maire et du Conseil municipal, l'initiation aux langues régionales dans le primaire sera l'un des (nombreux) sujets que les Identitaires porteront au cœur des élections municipales de 2008. Notre volonté restant toujours la même : la préservation et le renouveau de notre identité locale/régionale, nationale et européenne.
Quant aux projets de classes bilingues franco-arabes des tristes sires Begag et Ungerer, comme à chaque fois que l'homogénéité de notre peuple est en péril, comme ces mosquées que musulmans et collabos de tous poils veulent voir pousser comme des champignons dans nos villes, ils trouveront les Identitaires unis et déterminés pour leur barrer la route.
Relevant des compétences du Maire et du Conseil municipal, l'initiation aux langues régionales dans le primaire sera l'un des (nombreux) sujets que les Identitaires porteront au cœur des élections municipales de 2008. Notre volonté restant toujours la même : la préservation et le renouveau de notre identité locale/régionale, nationale et européenne.
Quant aux projets de classes bilingues franco-arabes des tristes sires Begag et Ungerer, comme à chaque fois que l'homogénéité de notre peuple est en péril, comme ces mosquées que musulmans et collabos de tous poils veulent voir pousser comme des champignons dans nos villes, ils trouveront les Identitaires unis et déterminés pour leur barrer la route.
E vincheren !
Philippe Vardon* On pourrait déjà beaucoup écrire sur la reconnaissance par un haut-fonctionnaire européen du fait, qu'en France, il existe des zones habitées par 50% de personnes d'origine arabe.
** Alors qu'au même moment plusieurs pays européens font de la maîtrise de la langue, une condition sine qua non de l'acquisition de la nationalité.
18:40 Publié dans Orientations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langue, identité, culture, éducation



Commentaires
Merci pour votre engagement et ces informations qui circulent enfin, merci pour faire que nous nous sentions moins seuls et qu'enfin nous osions parler en sachant que nous ne sommes pas nécessairement des 'brebis galeuses' mais que d'autres partagent notre logique; merci de nous faire voir que l'oposition est encore possible là où un Front National ne semble plus s'intéresser qu'à ses liquidités pour couvrir les frais de la baffe qu'il a prise ainsi quà la succession de JM. Merci d'être plus fort que nous qui ne pouvons trop, ou n'osons, nous investir plus concrètement et militer.
Guy Martin
Ecrit par : Guy Martin | 13.11.2007
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