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17.11.2007

Paroles d'élu

Pour être élu identitaire, il n'y a pas besoin de passer par la case "commission d'investiture nationale" d'un quelconque parti parisien. Non, est élu identitaire qui incarne au quotidien une réponse locale à la crise globale, comme l'illustre bien le texte qui suit. Signé par Dominique Baettig, conseiller national de l'UDC dans le canton du Jura, il prouve également que le courant identitaire irrigue toute l'Europe. Même la Suisse !

La Suisse s'est construite au cours du temps, sur la base d'un pacte d'alliance et de solidarité qui reste un modèle de sagesse et d'équité, de résistance nationale, libérale et identitaire. Et aussi d'équilibre linguistique, politique, entre ville et campagne, confessionnel et social. De respect mutuel, de valeurs enracinées et identitaires que bien des citoyens européens nous envient. Mais eux n'ont plus de possibilité de se prononcer, de choisir, de se faire entendre, ou de sortir de l'UE.


a75fa14b6985d417e730255f4970845c.pngLa gouvernance d'experts, d'économistes, de bureaucrates ou de juristes internationaux cherche à imposer sa vision globale, mondialiste et considère la démocratie directe, l'exercice du politique (qui distingue ami et ennemi, bon ou mauvais pour la communauté…) comme un obstacle à la libre circulation des marchandises, des hommes. La nomadisation des forces de travail ou l'immigration à la recherche de bonnes prestations d'assistance, la disparition des cultures, la destruction du lien social, identitaire et enraciné, la perte de la conscience du lien direct à l'environnement en sont les risques majeurs. Un îlot de souveraineté comme notre pays, ou le peuple peut se prononcer sur le modèle de société qu'il préfère, décider souverainement qui il veut accueillir, naturaliser et à quelles conditions, décider du cadre de vie collectif, défendre ses intérêts directs subit donc une pression permanente.

Nous voulons rester maîtres chez nous, indépendants, autonomes, sauvegarder nos institutions politiques qui ont fait leur preuve, avoir un moyen de contrôle direct sur notre destin et notre environnement. La nouvelle religion du réchauffement climatique, ses croyances scientifiquement non fondées et les propositions masochiques et culpabilisantes pour les habitants de ce pays, représente une tentative d'imposer des solutions globales coûteuses à fort potentiel de déconstruction de l'humus économique suisse.

Il est donc évident que l'UDC - renforcée dans sa conviction et son expérience que la non adhésion à l'UE n'a, de toute évidence, pas amené la catastrophe prophétisée par ses adversaires - demande le retrait pur et simple de la demande d'adhésion qui n'impliquerait que perte de démocratie directe, menaces sur la neutralité, affaiblissement de l'économie, augmentation d'impôts, déficit en souveraineté.

Une des conséquences immédiates de la "bonne gouvernance" est qu'elle cherche à contourner les décisions populaires, parce qu'elles pourraient ne pas aller dans le sens de la mondialisation ou qu'elles seraient "discriminatoires". Avoir le droit de se tromper et d'en prendre le risque, ou défendre ses intérêts locaux reste une dimension humaine et fondamentale du politique de démocratie directe. Il est vital pour nous de protéger et de garder intactes des communautés enracinées, légitimes, à dimension humaine, de même que des entreprises responsables et promouvant la qualité suisse, où l'on puisse s'identifier à la communauté et se sentir chez soi. Contre le global, pensons local, authentique, osons être nous-mêmes.