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27.11.2007

Les nouveaux habits verts du mondialisme - 3

Par Jean-Philippe Wagner
Conseiller régional de Lorraine

Troisième partie de l'intervention rédigée
pour la Convention Identitaire de Beaune.

III - Une idéologie anti-européenne

Enfin, voici peut être venue l'occasion tant attendue par les cénacles mondialistes pour mettre en place le Gouvernement Mondial, au nom de la préservation de l'espèce et des bons sentiments écologiques.


Qui pourrait sérieusement s'opposer à une si noble entreprise, même si pour cela il faudra bien soumettre les individus et les peuples à :

- une dictature sévère de la norme, future loi internationale applicable partout et opposable à tous. À cet égard, le Grenelle français nous donne un avant-goût de ce qui pourrait être notre futur proche : fiscalité verte, éco-pastille, mise aux normes drastique et coûteuse des bâtiments d'habitation, atteintes à la propriété privée, transport collectif ou bicyclette, sinon obligatoire du moins fortement conseillé, restriction à la libre circulation automobile, harcèlement et contrôles administratifs en tout genre, interdits alimentaires et peut être bientôt une police environnementale ?

- une vie sous contrôle, régulée en permanence par la peur d'un cataclysme naturel, ou paralysée par l'omnipotence du principe de précaution.  "Toute l'idéologie écologiste est fondée sur la peur collective" comme l'explique bien le philosophe Henri-Pierre Jeudy dans son livre Le Désir de Catastrophe. D'ailleurs, faut-il rappeler que l'on contrôle mieux les gens quand ils ont peur, surtout quand cette peur est diffuse, insaisissable et largement irrationnelle. Finalement rien de bien nouveau au royaume de Big Brother !

- une obligation de pratiquer la repentance  surtout si l'on est blanc, Européen, citoyen issu d'un pays pollueur, gros émetteur de gaz à effet de serre (GES) et bien sûr si l'on roule en 4X4...

Tout à la fois stigmatisation du développement - assimilé à un pêché mortel -  mais aussi vieille réminiscence de la lutte des classes, l'écologisme repose et prospère sur la culpabilisation d'une partie de la population, sommée en permanence de bien vouloir s'excuser d'exister.

Et pour que la repentance et l'expiation de l'Occident soient parfaites, on prépare psychologiquement les peuples développés à l'idée d'accueillir sur leur sol des vagues d'immigration supplémentaires de "réfugiés climatiques", version actualisée et écolo du prophétique Camp des Saints de Jean Raspail.

Ou encore de payer en termes d'emplois détruits et de délocalisations massives, le droit inaliénable des pays pauvres à poursuivre leur croissance à 2 chiffres et leur rêve de développement à l'occidentale tout en continuant à polluer, protocole de  Kyoto* ou pas.

Ainsi l'écologie peut être un instrument efficace de régulation de la mondialisation, mais au détriment exclusif des pays à économie développée, priés de bien vouloir laisser les autres nations les rattraper.

Dans son Pacte écologique, signé des 2 mains par le nouveau président français, Nicolas Hulot ne dit pas autre chose en proposant de freiner le développement économique de la France, alors que notre pays représente moins de 5% des émissions de CO2 dans le monde, grâce notamment à notre électricité d'origine nucléaire.

Car le mondialisme - qui ne peut être que planificateur et collectiviste -, c'est aussi la convergence forcée des systèmes sociaux et des économies, dans ce qui ressemblera de plus en plus à une vaste sociale démocratie planétaire.

On le constate, il n'y a rien de bon à attendre de ce mondialisme écologique que les partisans du Gouvernement Mondial tentent à tout prix de nous imposer.

Sa vision catastrophiste du monde, ses valeurs matérialistes et son caractère foncièrement pessimiste en font une idéologie de la régression et de la finitude, insidieusement totalitaire et parfaitement étrangère à notre mentalité européenne.

-------------- / à suivre  / ------->>>

* Adopté en 1997 et entré en vigueur à partir de février 2005,
le protocole de Kyoto est selon Claude Allègre :
"un pur produit de la machine onusienne,
l'un des traités internationaux les plus absurdes
qui aient jamais été proposés"
(in Ma vérité sur la planète - Plon 2007 - page 116).