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18.12.2007

Politique de la ville

Nous vous proposons ici une trame d'intervention sur le thème de la politique de la ville. Valable dans toutes les assemblées où sont votées des subventions aux quartiers dits en difficulté. Elle est ici adressée à "M. le Président" (de Communauté urbaine ou d'agglomération, de Conseil général ou régional) mais vaut également pour "M. le Maire".

Des sous, des sous, encore des sous, toujours des sous pour les banlieues...

Pour quel résultat ? Aucun.

Ce n'est pas moi qui le dit, mais la Cour des comptes dans un rapport publié début novembre. Certes, ces messieurs de la rue Cambon s'expriment en termes feutrés, se contenant de juger que "l'efficacité de la politique de la ville reste incertaine", mais les éléments présentés dans ce rapport sont édifiants.


Empilement des instances, complexité des procédures, dissémination des crédits, incertitude sur l'emploi des subventions versées aux associations... sont quelques-uns des constats dressés dans ce rapport. Ajoutez-y le fait qu'ils avouent être dans l'incapacité d'établir "un chiffrage précis et incontestable du montant des crédits publics affectés à la politique de la ville" et vous devriez M. le Président, vous écrier "N'en jetez plus !"

Et vous auriez raison ! Ne jetons plus inconsidérément l'argent public dans le gouffre des ZUS, des ZFU et des ZRU, le tout à grands coups de CUCS, de FIDSU et de DSQ supervisés par la DIV, l'Acsé ou encore l'ANRU...

Quel charabia ! Pour quel résultat !

Déjà, en 2002, les magistrats de la Cour des Comptes tiraient la sonnette d'alarme quant à l'inefficacité de cette politique de la ville dont je rappelle, M. le Président, que vous avez été le ministre, le premier d'ailleurs à porter ce titre, et dont vous devriez, plus que tout autre, savoir qu'il n'est que poudre aux yeux.

S'agissant, plus précisément, de l'emploi des subventions aux associations, le rapport de la Cour des Comptes en qualifie le contrôle tout simplement "lacunaire".

Vous comprendrez donc bien aisément que je ne peux que voter contre la politique menée en ce domaine par la CUD qui refuse de prendre en considération les évidences pourtant soulignées par la Cour des Comptes. Sans parler du parti pris idéologique qui nie l'existence de problèmes spécifiquement liés au handicap de quarante années d'immigration non contrôlée.

source : http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/pdf/rapport...

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