21.03.2008
La gauche comme on l'aime
De 1334 à 1790, l’assemblée des bourgeois de Strasbourg se réunissait chaque début d'année devant la cathédrale. L'objet de ce rassemblement était la prestation d'un serment de fidélité liant les échevins à la Ville et à sa constitution. Sur une grande estrade décorée de tentures aux couleurs de la ville s’installait le conseil tandis que défilaient devant la tribune les corporations strasbourgeoises. À 10 heures était donnée lecture du Schwörbrief avant que les bourgeois n'y apposent leurs armes aux côtés d'un grand sceau représentant la Vierge à l’Enfant, protectrice de la ville.
Alors que se déroule l’exposition "Lettres de serment de la ville de Strasbourg" aux archives de la Communauté Urbaine de Strasbourg, le choix de Roland Ries de faire référence à cette cérémonie pour son installation est un geste fort et éminemment symbolique. L'essentiel des villes de France - d'Europe même - ayant connu l'exercice des libertés communales bien avant que le jacobinisme n'impose sa tutelle de plomb, le geste de Roland Ries pourrait inspirer beaucoup d'autres maires. En tout cas ceux désireux d'ancrer leur majorat dans le respect des réalités locales plutôt que dans l'obéissance aux idéologies partisanes.
12:20 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, maire, ries, identité
12.03.2008
Un choix courageux
Le FN, qui n'était en mesure de se maintenir que dans sept villes de plus de 30 000 habitants, doit composer avec la courageuse décision prise par François Dubout, sa tête de liste à Calais, de se retirer du second tour afin de favoriser la défaite du maire sortant communiste.
Avec 12.5 % des suffrages, François Dubout avait obtenu l'un des meilleurs résultats nationaux du FN, dans une ville où le parti lepéniste n'avait encore jamais été en mesure de présenter de liste.
Parti pour battre Jacky Hénin, l'archaïque édile stalinien de la cité portuaire, François Dubout a proposé sans succès la fusion à sa concurrente de droite. Déçu de l'attitude hostile de Mme Bouchart, il a néanmoins choisi de demeurer fidèle à son objectif, refusant de concourir par le maintien de sa candidature à laisser Calais sous la coupe du PC.
Un choix d'honneur et de conviction, malheureusement non partagé par la direction lepéniste qui a décidé la suspension du candidat de ses responsabilités.
14:15 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : calais, dubout, pc, fn, hénin
04.03.2008
Le style, c'est aussi la femme...
L'agence d'information en ligne novopress.info a décidé de donner la parole à ceux qui sont les premiers représentants de l'implantation électorale locale des Identitaires à travers une série de mini-entretiens. Aujourd’hui : Hélène Richard, candidate à l’élection municipale du Havre.
Novopress : Pouvez-vous vous présenter et retracer votre parcours militant ?
Hélène Richard :, 33 ans, plasticienne, mariée, 6 enfants. Après avoir côtoyé l’Action Française de 1997 à 1999, je me suis engagée au Front National, où j’ai été nommée responsable du FNJ par Guillaume Luyt juste après la scission, et ce jusqu’en juin 2000. Ce passage au Front fut un passage "éclair", puisque déjà à l’époque je me suis retrouvée face à un appareil qui ne correspondait pas à mes valeurs et au sens que je désirais donner à mon engagement. J’ai ensuite rejoint les Identitaires dès leur formation à Mâcon en avril 2003.
Novopress : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans cette bataille électorale ?
Hélène Richard : En novembre 2007, juste après mon retour de la convention de Beaune, Philippe Fouché-Saillenfest (MNR) m’a contactée afin de m’informer de son intention de présenter avec Jean-François Touzé (FN) - qui s’est désisté depuis - une liste pour les municipales au Havre. Il m’a alors proposé d’être en seconde position de cette liste d’union. J’ai accepté pour plusieurs raisons. La ferme volonté de combattre l’islamisation et, par là, le projet d’une grande mosquée financée par l’argent public au mépris de la loi laïque fut certes d importance, mais la première raison fut peut-être d’avoir pris cette demande comme une reconnaissance, non pas personnelle, mais une reconnaissance pour les Identitaires : nous sommes une force politique légitime sur laquelle il faut compter, et disposer en mars, à l’issue des scrutins, d’élus identitaires tend à cette légitimité et signifie également un accroissement des moyens dont nous disposerons pour nous faire entendre, pour faire entendre la voix du peuple européen que nous sommes et que nous défendons.
Novopress : Qu’est-ce pour vous qu’un élu identitaire ?
Hélène Richard : Les Identitaires ont toujours insisté sur cette volonté de faire de la politique autrement et, à mon sens, cela signifie pour un élu de ne pas se contenter d’endosser un mandat mais d’agir, en gardant toujours en ligne de mire ces trois mots clefs que sont engagement, compétence et efficacité.
Novopress : Quelle est votre liste ? Quels en sont les axes de campagne principaux ?
Hélène Richard : "Droite nationale et populaire" Cette liste est constituée de 59 personnes, issues du Front National pour la plupart, mais également du MNR ou sans étiquette. La position de cette liste d’union est claire sur l’immigration et l’islamisation, et, en particulier, contre le projet de grande mosquée défendu par tous les élus actuels de droite comme de gauche. Sur la sécurité, nous prônons le renforcement des moyens pour lutter contre les bandes ethniques qui ont envahi certains quartiers et tendent de plus en plus à s’étendre vers le centre ville et l’application de sanctions systématiques contre les fauteurs de troubles.
D’un point de vue social, le mot d’ordre est « les nôtres avant les autres », avec une dimension de solidarité importante, en particulier envers les personnes âgées car nous sommes persuadés qu’une civilisation qui ne s’occupe pas correctement et dignement de ces anciens est une civilisation en voie d’extinction. Le programme économique met l’accent sur les commerces de proximité et le soutien aux PME et PMI.
La démocratie étant pour nous avant tout une démocratie locale, populaire et directe, nous sommes pour le référendum local pour les grands projets de la ville, comme par exemple le tramway ou le grand stade. Retrouvons les valeurs propres à notre civilisation. L’honnêteté, la solidarité, la famille, le goût du travail et le respect des autres doivent être promus.
Novopress : Quelle serait votre première mesure si vous étiez élue à la mairie ?
Hélène Richard : S’attaquer, comme je l’ai dit plus haut, au projet de grande mosquée, mais également tendre à une gestion plus saine de la ville de manière à voir rapidement prospérer autre chose que des banques, des promoteurs immobiliers et du chômage…
Propos recueillis par Olivier Turino pour Novopress France
11:45 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, 2008, le havre, union
03.03.2008
Cœur de lionne
L'agence d'information en ligne novopress.info a décidé de donner la parole à ceux qui sont les premiers représentants de l'implantation électorale locale des Identitaires à travers une série de mini-entretiens. Aujourd’hui : Virginie Crépin, candidate à l’élection municipale de Lomme.
Novopress : Pouvez-vous vous présenter et retracer votre parcours militant ?
Virginie Crépin : je suis enseignante en droit à Lille, j’ai 31 ans et suis flamande de France et Lommoise depuis près d’un an maintenant. J’ai été sympathisante identitaire depuis la création du Bloc Identitaire avant de me lancer avec enthousiasme dans l’aventure politique au nom des Identitaires de Flandre.
Novopress : Quelle est votre liste ? Quels en sont les axes de campagne principaux ?
Virginie Crépin : Nous menons une liste d’union des forces de la droite nationale et identitaire à Lomme (59) où les trois courants politiques FN, MNR et Bloc Identitaire sont parties prenantes. Nos thèmes de campagne sont variés et reflètent l’expression de nos trois lances de bataille :
1. L’identité tant au travers de la réclamation d’une « défusion » de la commune à la ville de Lille, fusion imposée aux Lommois sans leur avis préalable que de l’identité régionale par la revendication de l’enseignement de la langue néerlandaise dans les écoles.
2.L’insécurité qui va malheureusement crescendo dans nos villes et a même commencé à gagner des quartiers de la ville habituellement calmes, qui souligne l’inutilité de la politique de sécurité menée par le maire.
3. La fiscalité maîtrisée qui passe tant par la sortie de la tutelle lilloise, que par l’abandon de politiques autant inutiles que coûteuses menées depuis plus de six ans par la municipalité socialiste.
4. Un volet social pour la défense de la famille, modèle traditionnel de notre société, par le soutien en faveur des familles françaises et européennes en priorité.
5. La défense de l’environnement, condition indispensable à notre santé et afin que Lomme soit une ville agréable à vivre. Quoi de plus beau que de voir des enfants gambader en famille dans un parc urbain ?
Novopress : Qu’est-ce qui vous a poussée à vous engager dans cette bataille électorale ?
Virginie Crépin : La politique est un projet qui me taraude depuis longtemps. Mais jusqu’alors le contexte n’était pas favorable. Le FN couvrait largement la vie politique de la droite nationale, empêchant toute expression politicienne des autres mouvements qui la composent. L’affaiblissement du FN mais aussi l’affermissement doctrinal des Identitaires ont créé un environnement favorable à leur entrée dans le jeu politique. Nous sommes en période de transition politique et je pense que les Identitaires auront toute leur place dans les combats électoraux des années à venir.
Novopress : Qu’est-ce pour vous qu’un élu identitaire ?
Virginie Crépin : L’élu identitaire est avant tout une personne fière de ses racines et consciente des enjeux civilisationnels actuels. La culture doit en effet fonctionner de pair avec la politique. C’est d’ailleurs ce qui distingue les Identitaires des politiciens classiques, qui se limitent à la défense d’idées, de concepts, mais jamais la défense de l’identité n’apparaît dans leur discours. L’élu identitaire, c’est celui qui n’a pas peur de mettre en valeur son particularisme local tout en l’inscrivant dans une perspective de modernité et d’avenir.
Novopress : Quelle serait votre première mesure si vous étiez élue à la mairie ?
Virginie Crépin : L’apposition des drapeaux au lion de Flandre sur la mairie, histoire de montrer que le vent a tourné et qu’avec le lion de Flandre vient le temps du changement. Avec les Identitaires, plus rien ne sera comme avant, les Identitaires incarnent à eux seuls le vent du changement, auquel le Lion apporte force de détermination et de courage.
Propos recueillis par Olivier Turino pour Novopress France
11:50 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lomme, flandre, municipales, identité
27.02.2008
Un bon exemple
Lue sur le site du Midi Libre, une brève annonçant une liste d'union "citoyenne, patriote et identitaire" à Lunel. Un bon exemple de ce qui peut se faire à la base, loin des pressions des appareils nationaux.
Patrick Marcou a réussi son pari. Il sera bel et bien présent au scrutin municipal des dimanches 9 et 16 mars à la tête de la liste "Retour aux sources", liste d'union « citoyenne, patriote et identitaire ». Soutenu par le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et le Mouvement National Républicain de Bruno Mégret, Patrick Marcou nourrit notamment l'ambition de défendre les traditions pescalunes et de mettre fin à ce que le candidat appelle « les anomalies lunelloises ».
00:17 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union, rassemblement, identitaires, patriotes
04.02.2008
Un tandem pour Lomme
Annoncée dans La Voix du Nord de ce samedi 2 février, la candidature de Virginie Crépin, responsable identitaire en région lilloise, en numéro deux sur la liste conduite par Luc Pécharman à Lomme.
Élu sortant FN, Luc Pécharman avait proposé dès l'automne ce tandem à Virginie. Les vicissitudes de la fédération FN du Nord ont longtemps hypothéqué ce projet jusqu'à ce que Luc Pécharman ne se décide à repartir, bien que privé du soutien du FN.
Virginie Crépin, jeune enseignante en droit, figurera donc en position éligible sur la liste Lomme-Identité les 9 et 16 mars prochains. Un choix courageux pour une jeune femme qui assume pleinement son engagement et sait ce qu'elle veut : offrir aux Identitaires flamands une visibilité sur la scène électorale locale. Il faut dire que la question l'identité, y compris communale, est forte à Lomme, commune fusionnée à la hussarde à Lille en 2000 par les socialistes.
Les axes forts de la campagne du duo Pécharman-Crépin seront :
- rendre la parole aux Lommois,
- rétablir la sécurité
- valoriser le patrimoine local.
Comme l'indiquait Virgine lors de leur conférence de presse : "Nous sommes en Flandre française, nous devons promouvoir nos racines." À suivre.
19:25 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, 2008, Flandre, Lomme, identitaires
29.01.2008
Nice : le MNR avec la liste N.I.S.S.A.
C’est au cours d’une conférence de presse tenue lundi dans les locaux de campagne de la liste N.I.S.S.A. que Philippe Vardon a annoncé le ralliement du Mouvement National Républicain à sa candidature. Rappelons que le MNR avait réalisé un score de 3% aux élections municipales de 2001.
Entouré de Jean-Paul Pérez (tête de liste MNR à Cagnes-sur-Mer et secrétaire départemental adjoint) et de Michel Pastorelli (ex-tête de liste MNR aux élections municipales), Philippe Vardon a expliqué à la presse qu’il était important de démontrer que la liste N.I.S.S.A. était une véritable liste d’union de tous ceux qui se battent pour préserver nos identités face au rouleau-compresseur mondial.
Michel Pastorelli et cinq autres représentants du MNR participeront donc à la liste N.I.S.S.A., un ralliement qui en annonce d'autres en provenance de la droite nationale.
10:15 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nice, Vardon, MNR, municipales, alliance
15.01.2008
Des vœux très suivis
À propos des vœux de Christian Chaton, Conseiller général du Val d'Argent...
(source Béatrice Babilon pour http://www.lalsace.fr)
C’est dans une salle comble que le conseiller général a procédé à sa cérémonie des vœux à Rombach-le-Franc, samedi après-midi. Il a salué les représentants des forces vives de la vallée et les nombreux élus des différentes communes. Christian Chaton a commencé par évoquer la perte progressive et préoccupante du pouvoir d’achat, l’insécurité dans les banlieues où « les poulets se font tirer comme des lapins » et, bien sûr, la décentralisation « qui grève le budget du conseil général ».
Il a néanmoins salué l’arrivée, attendue depuis 25 ans, du TGV Est tout en constatant que « l’Alsace est la dernière région à avoir le TGV et la première à devoir le payer ». Suite à l’acte II de la décentralisation, le Conseil général a été contraint de recourir à une hausse de sa fiscalité de 2,9 %.Christian Chaton a énuméré les compétences relevant du département : « aide aux communes, transport scolaire, action sociale » pour arriver à la conclusion du désengagement de l’État sur les collectivités.
(...) Enfin, Christian Chaton a critiqué la trop grande part de logements sociaux dans la vallée qui attire, selon lui, un nombre croissant de personnes en difficultés. Concernant les prétentions électorales qu’on lui prête à Rombach-le-Franc, Christian Chaton a entretenu le suspens en soulignant simplement qu’il compte de nombreux témoignages d’amitiés de Rombéchats.
11:35 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Alsace, Chaton, Rombach-le-Franc, maire
12.01.2008
Strasbourg d'abord
Sous le titre "Robert Spiegler (sic !) à la tête d'une liste Strasbourg d'abord", le site nouvelobs.com rend compte de la conférence de presse tenue ce jeudi par le fondateur d'Alsace d'abord. Le sous-titre est encore plus explicite : "Le mouvement régionaliste et identitaire Alsace d'abord veut gagner des voix sur le Front national". Il faut dire qu'en 2001 les 7,5% de la liste FN avaient empêché les candidats d'Alsace d'abord d'entrer au Conseil municipal puisqu'ils étaient restés juste en-dessous de la barre fatidique des 10% (9.2% précisément).
11:02 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : municipales, Alsace, 2008, régionalisme
12.12.2007
Parole d'élu local
Je me suis rendu compte que le seul moyen de faire de la gestion efficace, c’est de le faire à l’échelon local et en dehors de tout carcan politique qui empêche de se prononcer librement sur les dossiers. C’est pour laquelle je n’appartiens plus à aucun parti politique : pour gérer une ville, il faut fédérer les énergies au-delà des étiquettes.
Robert Dubois, conseiller municipal de Bergerac12:52 Publié dans Sur le terrain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté, indépendance, municipales 2008


