15.12.2007

Les nôtres avant les autres...

... ou comment résumer en une phrase les demandes entendues et répétées au cours des réunions du débat public sur le projet de terminal méthanier à Dunkerque.

1d3e53e215842fa66f042796c96e721c.jpgDu côté des associations : demande d’un accès à l’énergie moins cher pour les Dunkerquois par la mise en place d'un tarif préférentiel.

Du côté des milieux économiques : demande que les marchés du chantier soient réservés en priorité aux entreprises des environs.

Du côté des syndicats et des milieux politiques : demande que les emplois du chantier et ensuite du terminal soient réservés en priorité aux gens "de chez nous".

Bref, aux oubliettes les grands discours égalitaristes, les règles de l'ultra concurrence libérale et les bienfaits d’un monde sans discrimination, la demande est quasi unanime : les Dunkerquois d’abord !

Du bonheur pour Philippe Eymery, infatigable élu municipal de la Cité de Jean Bart qui, depuis 1990, a combattu pour le principe de préférence nationale, ne récoltant en échange qu'insultes et menaces.

20.11.2007

Michel de Swaen, une fierté dunkerquoise

Intervention de Bertrand Meurisse, conseiller municipal de Dunkerque en séance du 19 novembre 2007.

M. le Maire,

Le point 12 de l'ordre du jour du Conseil municipal porte sur le changement de nom du collège Michel de Swaen à Petite-Synthe, le seul en France à porter ce nom !

Né le 20 janvier 1654 à Dunkerque, mort le 3 mai 1707, toujours en notre bonne ville, Michel de Swaen est l'un des plus grands poètes et dramaturges flamands. Surnommé le "Corneille flamand", Michel de Swaen s'est vu attribuer en 1687 le titre de "Prince de la Rhétorique". Son œuvre est aujourd'hui au programme de tous les cours de littérature des écoliers néerlandophones, en Hollande comme en Flandre belge.

Bref, et pour le dire en peu de mots, Michel de Swaen est tout simplement, avec Jean Bart, l'ambassadeur le plus prestigieux de notre identité dunkerquoise.

En nous proposant de débaptiser le collège qui porte son nom au Banc Vert, la "communauté scolaire" ne nous propose rien d'autre que de tourner le dos à notre histoire. Et cela, M. le Maire, mes chers collègues, nous ne pouvons l'accepter.

Au moment où la question de l'identité flamande agite le plat pays, cette décision serait de surcroît mal perçue par la communauté flamande, de quel côté de la frontière qu'elle se trouve d'ailleurs.

Comme le souligne régulièrement l'AGUR dans ses publications, l'attractivité de notre territoire passe aussi par la spécificité de son identité culturelle. En abandonnant le nom de Michel de Swaen et en choisissant celui de Lucie Aubrac, dont deux collèges portent déjà le nom en France alors qu'elle n'est décédée qu'en début d'année, c'est un élément de notre identité historique et culturelle qui est bradé sur l'autel du politiquement correct.

Par attachement à notre identité flamande, par respect pour l'histoire, par amour des arts et des lettres, par souci d'attractivité culturelle, nous ne pouvons pas accepter que le collège Michel de Swaen soit débaptisé, c'est pourquoi notre groupe votera contre cette proposition.