20.11.2007

Michel de Swaen, une fierté dunkerquoise

Intervention de Bertrand Meurisse, conseiller municipal de Dunkerque en séance du 19 novembre 2007.

M. le Maire,

Le point 12 de l'ordre du jour du Conseil municipal porte sur le changement de nom du collège Michel de Swaen à Petite-Synthe, le seul en France à porter ce nom !

Né le 20 janvier 1654 à Dunkerque, mort le 3 mai 1707, toujours en notre bonne ville, Michel de Swaen est l'un des plus grands poètes et dramaturges flamands. Surnommé le "Corneille flamand", Michel de Swaen s'est vu attribuer en 1687 le titre de "Prince de la Rhétorique". Son œuvre est aujourd'hui au programme de tous les cours de littérature des écoliers néerlandophones, en Hollande comme en Flandre belge.

Bref, et pour le dire en peu de mots, Michel de Swaen est tout simplement, avec Jean Bart, l'ambassadeur le plus prestigieux de notre identité dunkerquoise.

En nous proposant de débaptiser le collège qui porte son nom au Banc Vert, la "communauté scolaire" ne nous propose rien d'autre que de tourner le dos à notre histoire. Et cela, M. le Maire, mes chers collègues, nous ne pouvons l'accepter.

Au moment où la question de l'identité flamande agite le plat pays, cette décision serait de surcroît mal perçue par la communauté flamande, de quel côté de la frontière qu'elle se trouve d'ailleurs.

Comme le souligne régulièrement l'AGUR dans ses publications, l'attractivité de notre territoire passe aussi par la spécificité de son identité culturelle. En abandonnant le nom de Michel de Swaen et en choisissant celui de Lucie Aubrac, dont deux collèges portent déjà le nom en France alors qu'elle n'est décédée qu'en début d'année, c'est un élément de notre identité historique et culturelle qui est bradé sur l'autel du politiquement correct.

Par attachement à notre identité flamande, par respect pour l'histoire, par amour des arts et des lettres, par souci d'attractivité culturelle, nous ne pouvons pas accepter que le collège Michel de Swaen soit débaptisé, c'est pourquoi notre groupe votera contre cette proposition.

04.11.2007

Parlà la siéu lenga

60e3a5ab6a7032b60826b1621ffa3b8c.gif"Mon grand plan maintenant, c'est de commencer l'éducation dès l'âge de trois ans, dès le jardin d'enfants, dans toute l'Europe. Et non pas à l'âge de 6 ans. Et d'avoir des ouvrages qui enseignent le respect mutuel aux tout petits, tous les ouvrages bilingues, arabo-français par exemple… Il n'y a aucune raison que là où il y a 50% d'arabes, les petits Français n'apprennent pas la langue du voisin. […] Je viens de présenter ce plan au ministère de l'Education Nationale, je dois vous dire que c'est bien parti."
Ces propos, aussi terrifiants que savoureux ont été tenus l'an dernier par Tomi Ungerer, Ambassadeur pour l'enfance et l'éducation du Conseil de l'Europe, pour appuyer la création de classes bilingues franco-arabes "expérimentales" à l'initiative de l'incomparable Ministre de l'Égalité des chances qu'était Azouz Begag.

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