21.03.2008

La gauche comme on l'aime

Une cérémonie strasbourgeoise traditionnelle, le Schwörbrief (la signature d'une lettre de serment), tel est le choix de Roland Ries, le nouveau maire socialiste de Strasbourg, pour son entrée en fonction demain samedi.

De 1334 à 1790, l’assemblée des bourgeois de Strasbourg se réunissait chaque début d'année devant la cathédrale. L'objet de ce rassemblement était la prestation d'un serment de fidélité liant les échevins à la Ville et à sa constitution. Sur une grande estrade décorée de tentures aux couleurs de la ville s’installait le conseil tandis que défilaient devant la tribune les corporations strasbourgeoises. À 10 heures était donnée lecture du Schwörbrief avant que les bourgeois n'y apposent leurs armes aux côtés d'un grand sceau représentant la Vierge à l’Enfant, protectrice de la ville.

Alors que se déroule l’exposition "Lettres de serment de la ville de Strasbourg" aux archives de la Communauté Urbaine de Strasbourg, le choix de Roland Ries de faire référence à cette cérémonie pour son installation est un geste fort et éminemment symbolique. L'essentiel des villes de France - d'Europe même - ayant connu l'exercice des libertés communales bien avant que le jacobinisme n'impose sa tutelle de plomb, le geste de Roland Ries pourrait inspirer beaucoup d'autres maires. En tout cas ceux désireux d'ancrer leur majorat dans le respect des réalités locales plutôt que dans l'obéissance aux idéologies partisanes.
 
À suivre. 

03.03.2008

Cœur de lionne

L'agence d'information en ligne novopress.info a décidé de donner la parole à ceux qui sont les premiers représentants de l'implantation électorale locale des Identitaires à travers une série de mini-entretiens. Aujourd’hui : Virginie Crépin, candidate à l’élection municipale de Lomme.

Novopress : Pouvez-vous vous présenter et retracer votre parcours militant ?

Virginie Crépin : je suis enseignante en droit à Lille, j’ai 31 ans et suis flamande de France et Lommoise depuis près d’un an maintenant. J’ai été sympathisante identitaire depuis la création du Bloc Identitaire avant de me lancer avec enthousiasme dans l’aventure politique au nom des Identitaires de Flandre.

Novopress : Quelle est votre liste ? Quels en sont les axes de campagne principaux ?

Virginie Crépin : Nous menons une liste d’union des forces de la droite nationale et identitaire à Lomme (59) où les trois courants politiques FN, MNR et Bloc Identitaire sont parties prenantes. Nos thèmes de campagne sont variés et reflètent l’expression de nos trois lances de bataille :
1. L’identité tant au travers de la réclamation d’une « défusion » de la commune à la ville de Lille, fusion imposée aux Lommois sans leur avis préalable que de l’identité régionale par la revendication de l’enseignement de la langue néerlandaise dans les écoles.
2.L’insécurité qui va malheureusement crescendo dans nos villes et a même commencé à gagner des quartiers de la ville habituellement calmes, qui souligne l’inutilité de la politique de sécurité menée par le maire.
3. La fiscalité maîtrisée qui passe tant par la sortie de la tutelle lilloise, que par l’abandon de politiques autant inutiles que coûteuses menées depuis plus de six ans par la municipalité socialiste.
4. Un volet social pour la défense de la famille, modèle traditionnel de notre société, par le soutien en faveur des familles françaises et européennes en priorité.
5. La défense de l’environnement, condition indispensable à notre santé et afin que Lomme soit une ville agréable à vivre. Quoi de plus beau que de voir des enfants gambader en famille dans un parc urbain ?

Novopress : Qu’est-ce qui vous a poussée à vous engager dans cette bataille électorale ?

Virginie Crépin : La politique est un projet qui me taraude depuis longtemps. Mais jusqu’alors le contexte n’était pas favorable. Le FN couvrait largement la vie politique de la droite nationale, empêchant toute expression politicienne des autres mouvements qui la composent. L’affaiblissement du FN mais aussi l’affermissement doctrinal des Identitaires ont créé un environnement favorable à leur entrée dans le jeu politique. Nous sommes en période de transition politique et je pense que les Identitaires auront toute leur place dans les combats électoraux des années à venir.

Novopress : Qu’est-ce pour vous qu’un élu identitaire ?

Virginie Crépin : L’élu identitaire est avant tout une personne fière de ses racines et consciente des enjeux civilisationnels actuels. La culture doit en effet fonctionner de pair avec la politique. C’est d’ailleurs ce qui distingue les Identitaires des politiciens classiques, qui se limitent à la défense d’idées, de concepts, mais jamais la défense de l’identité n’apparaît dans leur discours. L’élu identitaire, c’est celui qui n’a pas peur de mettre en valeur son particularisme local tout en l’inscrivant dans une perspective de modernité et d’avenir.

Novopress : Quelle serait votre première mesure si vous étiez élue à la mairie ?

Virginie Crépin : L’apposition des drapeaux au lion de Flandre sur la mairie, histoire de montrer que le vent a tourné et qu’avec le lion de Flandre vient le temps du changement. Avec les Identitaires, plus rien ne sera comme avant, les Identitaires incarnent à eux seuls le vent du changement, auquel le Lion apporte force de détermination et de courage.

Propos recueillis par Olivier Turino pour Novopress France

06.02.2008

Un coin de ciel bleu étoilé ?

Publiée par le site d'information catholique zenit.org, cette inattendue réponse du vice-président du Parlement européen, Mario Mauro, membre de Forza Italia.

Zenit - Actuellement l'Union européenne enregistre un avortement toutes les 25 secondes et une séparation familiale toutes les trente secondes. Malgré la grave crise démographique,  il semble prévaloir au sein du Parlement européen une culture proposant des formes de famille qui sont une alternative à la forme naturelle de la famille, mariages homosexuels, pilules contraceptives et euthanasie, tandis que des pays comme la Pologne où le nombre des avortements est en diminution, sont critiqués. Ne pensez-vous pas que continuer à suivre un modèle culturel malthusien marquera la décadence de l'Europe ? 
 
M. Mauro - Absolument, et c'est le plus gros danger que court aujourd'hui notre continent. La décadence de notre continent est avant tout le résultat d'une crise de notre identité de peuple européen.  

À ce propos, je pense que le récent discours du pape aux ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, où Benoît XVI souhaite que le moratoire approuvé par l'Onu sur la peinte de mort "puisse stimuler le débat public sur le caractère sacré de la vie", constitue le cœur du débat sur l'avenir de l'Europe.

Sur la base de mon expérience, je pense que les cinq nœuds autour desquels se joue l'avenir de l'Europe sont la crise démographique, l'immigration, l'élargissement, la stratégie de Lisbonne et la politique étrangère. Des nœuds qui sont étroitement liés entre eux par un dénominateur commun : l'identité de l'Europe. Sans une idée précise de son identité, l'Europe ne pourra faire aucun pas en avant par rapport à ces cinq défis.

14.12.2007

Des plaques à nos couleurs !


Non au logo artificiel sur nos plaques d’immatriculation ! C'est le cri poussé par Christian Chaton et les élus d'Alsace d'abord.
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Peut-être ne le savez-vous pas mais à partir de janvier 2009, les voitures neuves se verront attribuer une nouvelle immatriculation. Ce numéro restera attaché au véhicule pour toute sa durée de vie. Il sera composé de deux lettres, trois chiffres et deux lettres, séparés par un tiret. Sur la partie gauche de la plaque, figureront le drapeau européen et la lettre F sur fond bleu. Sur la partie droite, il sera possible de faire figurer le logo d’une région ou d’un département.

Or c'est précisément cette partie droite de la plaque qui fait difficulté en Alsace.

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20.11.2007

Michel de Swaen, une fierté dunkerquoise

Intervention de Bertrand Meurisse, conseiller municipal de Dunkerque en séance du 19 novembre 2007.

M. le Maire,

Le point 12 de l'ordre du jour du Conseil municipal porte sur le changement de nom du collège Michel de Swaen à Petite-Synthe, le seul en France à porter ce nom !

Né le 20 janvier 1654 à Dunkerque, mort le 3 mai 1707, toujours en notre bonne ville, Michel de Swaen est l'un des plus grands poètes et dramaturges flamands. Surnommé le "Corneille flamand", Michel de Swaen s'est vu attribuer en 1687 le titre de "Prince de la Rhétorique". Son œuvre est aujourd'hui au programme de tous les cours de littérature des écoliers néerlandophones, en Hollande comme en Flandre belge.

Bref, et pour le dire en peu de mots, Michel de Swaen est tout simplement, avec Jean Bart, l'ambassadeur le plus prestigieux de notre identité dunkerquoise.

En nous proposant de débaptiser le collège qui porte son nom au Banc Vert, la "communauté scolaire" ne nous propose rien d'autre que de tourner le dos à notre histoire. Et cela, M. le Maire, mes chers collègues, nous ne pouvons l'accepter.

Au moment où la question de l'identité flamande agite le plat pays, cette décision serait de surcroît mal perçue par la communauté flamande, de quel côté de la frontière qu'elle se trouve d'ailleurs.

Comme le souligne régulièrement l'AGUR dans ses publications, l'attractivité de notre territoire passe aussi par la spécificité de son identité culturelle. En abandonnant le nom de Michel de Swaen et en choisissant celui de Lucie Aubrac, dont deux collèges portent déjà le nom en France alors qu'elle n'est décédée qu'en début d'année, c'est un élément de notre identité historique et culturelle qui est bradé sur l'autel du politiquement correct.

Par attachement à notre identité flamande, par respect pour l'histoire, par amour des arts et des lettres, par souci d'attractivité culturelle, nous ne pouvons pas accepter que le collège Michel de Swaen soit débaptisé, c'est pourquoi notre groupe votera contre cette proposition.

15.11.2007

Pour des plaques de rues bilingues !

941fd3f175883b8b66079ad31e10c8db.jpgL’action politique sur le terrain municipal est par essence une action de proximité. Ici pas de grands discours ni de grandes théories, la pratique et le bon sens dominent. L’un des premiers pas dans la réappropriation de la "plus grande mémoire" passe donc par les langues régionales et les personnages qui ont façonné l’histoire et la vie des communes. 

Pour incarner cette mémoire, cette promotion des langues régionales, les plaques de rues constituent un premier angle, un rappel que le passant regarde au quotidien avant de se l’approprier.

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04.11.2007

Parlà la siéu lenga

60e3a5ab6a7032b60826b1621ffa3b8c.gif"Mon grand plan maintenant, c'est de commencer l'éducation dès l'âge de trois ans, dès le jardin d'enfants, dans toute l'Europe. Et non pas à l'âge de 6 ans. Et d'avoir des ouvrages qui enseignent le respect mutuel aux tout petits, tous les ouvrages bilingues, arabo-français par exemple… Il n'y a aucune raison que là où il y a 50% d'arabes, les petits Français n'apprennent pas la langue du voisin. […] Je viens de présenter ce plan au ministère de l'Education Nationale, je dois vous dire que c'est bien parti."
Ces propos, aussi terrifiants que savoureux ont été tenus l'an dernier par Tomi Ungerer, Ambassadeur pour l'enfance et l'éducation du Conseil de l'Europe, pour appuyer la création de classes bilingues franco-arabes "expérimentales" à l'initiative de l'incomparable Ministre de l'Égalité des chances qu'était Azouz Begag.

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31.10.2007

La charte d'Alsace d'Abord

Alsaciens d’origine ou d’adoption, nous affirmons notre attachement à l’identité alsacienne, française et européenne de notre région. Cette identité se fonde sur notre double culture, française et alémanique.
Notre identité est menacée par l’uniformisation culturelle, l’oubli de nos racines et la perversion de nos valeurs. Elle est aussi menacée par l’immigration non européenne. Dans une société déracinée, dominée par le matérialisme économique et l’individualisme, nous souhaitons œuvrer à un véritable retour du politique, du bien commun et de la concorde intérieure.
Résolument tournés vers l’avenir, nous refusons cependant l’abandon de nos spécificités civilisationnelles et spirituelles. Celles-ci font de nous des hommes et des femmes libres, fidèles à nos traditions, à notre Histoire, à notre héritage gréco-latin et judéo-chrétien qui constituent la mémoire de notre civilisation.
Agir dans et pour une communauté de destin alsacienne, française et européenne, agir pour la prospérité et le rayonnement de notre région, telle est l’ambition d’Alsace d’Abord !