21.03.2008
La gauche comme on l'aime
De 1334 à 1790, l’assemblée des bourgeois de Strasbourg se réunissait chaque début d'année devant la cathédrale. L'objet de ce rassemblement était la prestation d'un serment de fidélité liant les échevins à la Ville et à sa constitution. Sur une grande estrade décorée de tentures aux couleurs de la ville s’installait le conseil tandis que défilaient devant la tribune les corporations strasbourgeoises. À 10 heures était donnée lecture du Schwörbrief avant que les bourgeois n'y apposent leurs armes aux côtés d'un grand sceau représentant la Vierge à l’Enfant, protectrice de la ville.
Alors que se déroule l’exposition "Lettres de serment de la ville de Strasbourg" aux archives de la Communauté Urbaine de Strasbourg, le choix de Roland Ries de faire référence à cette cérémonie pour son installation est un geste fort et éminemment symbolique. L'essentiel des villes de France - d'Europe même - ayant connu l'exercice des libertés communales bien avant que le jacobinisme n'impose sa tutelle de plomb, le geste de Roland Ries pourrait inspirer beaucoup d'autres maires. En tout cas ceux désireux d'ancrer leur majorat dans le respect des réalités locales plutôt que dans l'obéissance aux idéologies partisanes.
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15.01.2008
Des vœux très suivis
À propos des vœux de Christian Chaton, Conseiller général du Val d'Argent...
(source Béatrice Babilon pour http://www.lalsace.fr)
C’est dans une salle comble que le conseiller général a procédé à sa cérémonie des vœux à Rombach-le-Franc, samedi après-midi. Il a salué les représentants des forces vives de la vallée et les nombreux élus des différentes communes. Christian Chaton a commencé par évoquer la perte progressive et préoccupante du pouvoir d’achat, l’insécurité dans les banlieues où « les poulets se font tirer comme des lapins » et, bien sûr, la décentralisation « qui grève le budget du conseil général ».
Il a néanmoins salué l’arrivée, attendue depuis 25 ans, du TGV Est tout en constatant que « l’Alsace est la dernière région à avoir le TGV et la première à devoir le payer ». Suite à l’acte II de la décentralisation, le Conseil général a été contraint de recourir à une hausse de sa fiscalité de 2,9 %.Christian Chaton a énuméré les compétences relevant du département : « aide aux communes, transport scolaire, action sociale » pour arriver à la conclusion du désengagement de l’État sur les collectivités.
(...) Enfin, Christian Chaton a critiqué la trop grande part de logements sociaux dans la vallée qui attire, selon lui, un nombre croissant de personnes en difficultés. Concernant les prétentions électorales qu’on lui prête à Rombach-le-Franc, Christian Chaton a entretenu le suspens en soulignant simplement qu’il compte de nombreux témoignages d’amitiés de Rombéchats.
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